24 novembre 2008

Comme un gant (I)

Par les temps qui courent, le port de gants s'impose. Et quand je parles de gants, je parle évidemment de vrais gants. Pas de gants en laine tricotés par mamie, pas des gants de sport Lafuma, mais des gants en cuir, des gants d'homme.

Ces gants doivent être fins. Nul besoin d'expliquer pourquoi. La finesse suppose une doublure en soie, mais pas seulement. Parce que des gants peuvent être fins de par leur conception, mais celui qui les choisit trop grands donnera quand même l'impression de porter des gants de ski. D'où le problème de la taille.

Plusieurs éléments sont à retenir sur ce point. Tout d'abord, des gants s'essayent. Comme avec les chaussures, ce n'est pas le genre de chose que l'on achète sur l'internet.
Autre point commun avec les souliers : on ne doit surtout pas être à l'aise dans des gants neufs. En principe, il faut même avoir la main légèrement comprimée. Le cuir utilisé pour les gants, le plus souvent de l'agneau, a en effet la fâcheuse tendance à se détendre. Choisir une paire dans laquelle on se sent bien dans l'immédiat, c'est donc avoir l'assurance d'acheter des gants qui seront trop grands à court ou moyen terme. Ils deviendront moches, mais surtout importables. A 60, 90 ou 130 euros la paire, c'est plutôt dommage...


La suite au prochain épisode.

2 novembre 2008

Final fantasy

Lorsque je vois aujourd'hui que les fabricants et les distributeurs les plus bas de gamme se sont tous convertis massivement à la chemise fantaisie ; lorsque je vois que désormais les plus gros beaufs de l'humanité rivalisent d'ingéniosité pour porter ce type de chemise de la façon la plus grotesque et la plus vulgaire qui soit ; lorsque je constate que dorénavant, même les hommes habituellement les moins audacieux et les plus effacés en portent comme s'il s'agissait d'une évidence ; lorsque je vois, enfin, dans quels recoins insoupçonnés du mauvais goût l'originalité a été poussée par les créateurs, je me dis que l'on vit indéniablement un nouvel exemple de la Loi de Poiret*.

J'aurais dû en parler avant, je ne le fais que maintenant, mais peu importe : il est clairement temps de s'en tenir aux fondamentaux.
En plus, ça colle parfaitement à l'air du temps.

A bon entendeur.

*Tout excès en matière de mode est signe de fin.